Que veut dire « raclée » ? Une volée de coups ou une lourde défaite
Une raclée est, en langage familier, une série de coups donnés à quelqu'un ; au figuré, le mot désigne une défaite sévère, notamment en sport.
Raclée appartient à la langue familière. On le lit dans la presse sportive bien plus souvent qu'au tribunal. Prendre une raclée, c'est perdre si largement qu'il n'y a rien à discuter.
- Volée de coups (familier). *Il a reçu une raclée à la sortie du bar.*
- Défaite écrasante, surtout en sport. *L'équipe a pris une raclée 6 à 0.*
- Au jeu, revers complet. *Aux échecs, mon fils m'a infligé une raclée.*
Formes
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Nom féminin | une raclée | des raclées |
| Verbe d'origine | racler | gratter une surface |
| Verbe pronominal | se faire racler | rare au sens de battre |
| Synonymes | volée, rossée, dérouillée | tous familiers |
| Standard | correction, défaite | registre neutre |
Exemples
- Les visiteurs ont mis une raclée aux locaux.Familier : *mettre une raclée* = battre largement.
- Il a pris une sacrée raclée aux élections.Emploi politique, familier mais fréquent.
- Ils se sont fait mettre une raclée en finale.Tournure passive familière avec *se faire*.
D'un geste de cuisine à la bagarre
Raclée est formé sur le verbe *racler*, « gratter une surface pour en enlever quelque chose », qui remonte au latin populaire *rasculare*, dérivé de *radere*, « raser, gratter ». L'image est celle d'un adversaire « raclé » jusqu'à l'os. Plusieurs mots familiers suivent le même modèle : une *volée* de coups, une *dérouillée*. Dans les deux cas, on peut aussi dire une défaite cuisante, ou une volée mémorable.
« Raclée » est-il vulgaire ?
Non, il est familier ; on l'évite dans un texte soutenu, mais il n'est pas grossier.
Peut-on l'employer dans un article de sport ?
Oui, la presse sportive l'utilise volontiers pour une défaite très large.