Défaite : perdre une bataille, un match ou une élection
Une défaite est la perte d'un combat, d'une compétition ou d'une élection ; au figuré, c'est un échec, et dans la langue classique une excuse pour se tirer d'affaire.
Défaite est le participe passé féminin de *défaire* devenu nom : l'armée vaincue est « défaite », dispersée. Une défaite n'est pas seulement un résultat : c'est une armée qui se défait. Son contraire est la victoire.
- Perte d'une bataille. *Waterloo fut la dernière défaite de Napoléon.*
- Perte d'un match, d'une compétition. *L'équipe enchaîne une troisième défaite.*
- Échec électoral ou personnel. *Le parti a subi une lourde défaite.*
- Vieilli : excuse, faux-fuyant. *Ce n'est qu'une méchante défaite.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom féminin | une défaite | une défaite cuisante |
| Pluriel | des défaites | une série de défaites |
| Verbe | défaire | défaire l'ennemi |
| Nom | défaitisme | céder au défaitisme |
| Personne | défaitiste | un discours défaitiste |
En contexte
- Il a reconnu sa défaite avec élégance.Usage politique et sportif.
- Cette défaite à domicile fait mal.Vocabulaire du football ; synonyme familier : *raclée*.
- Il cherchait une défaite pour ne pas venir.Sens classique, aujourd'hui rare.
Synonymes et nuances
- Échec : terme plus général, qui ne suppose pas d'adversaire (échec d'un projet).
- Revers : défaite partielle, passagère.
- Déroute : défaite suivie d'une fuite en désordre.
- Débâcle : effondrement complet ; le mot désignait d'abord la rupture des glaces d'un fleuve.
- Défaitisme : attitude de celui qui croit la défaite inévitable avant le combat.
Quel est le contraire de défaite ?
*Victoire*, *succès* ou *triomphe*, selon l'intensité.
« Défaite » s'emploie-t-il pour un match nul ?
Non. Un match nul n'est ni une victoire ni une défaite.