Frein : arrêter un véhicule, ou retenir une envie
Un frein est un dispositif qui ralentit ou arrête un véhicule ou une machine ; au figuré, c'est tout ce qui limite ou retient.
Le frein est ce qui permet de s'arrêter à temps, sur un vélo comme dans une voiture. Le mot vient du latin *frenum*, le mors du cheval. Ronger son frein, c'est mâcher son impatience comme un cheval mord son mors.
- Dispositif qui ralentit ou arrête. *Les freins ont lâché.*
- Ce qui retient, limite (figuré). *Le prix est un frein à l'achat.*
- Anatomie : repli qui retient un organe. *Le frein de la langue.*
- Ronger son frein : contenir son impatience. *Il rongeait son frein dans la salle d'attente.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | un frein | nom masculin |
| Pluriel | des freins | -s régulier |
| Verbe | freiner | ralentir |
| Nom | un freinage | action de freiner |
| Adjectif | effréné, effrénée | sans frein, démesuré |
Exemples
- Serre bien le frein à main en côte.Québec : *frein à bras* ou *frein d'urgence*.
- La hausse des prix freine la consommation.Verbe au figuré, registre journalistique.
- Ils mènent une course effrénée au profit.*Effréné* contient le mot *frein*.
Un mot venu de l'équitation
- Origine — latin *frenum*, « mors, bride » : la pièce qui, dans la bouche du cheval, permet de le retenir.
- Ronger son frein — le cheval impatient mâchonne son mors ; l'image est passée à l'humain.
- Effréné — littéralement « sans frein », c'est-à-dire sans bride.
- Mettre un frein à — limiter : *mettre un frein aux dépenses*.
Comment écrit-on effréné ?
Avec deux *f* et deux accents aigus : *effréné*. Il dérive du latin *effrenatus*, sans bride.
Freiner et ralentir, c'est pareil ?
Ralentir est le résultat ; freiner est l'action, souvent avec un frein, qui produit ce ralentissement.