Velours : l'étoffe douce et la liaison fautive
Le velours est une étoffe dont l'endroit est couvert de poils courts et serrés qui la rendent douce au toucher ; au figuré, le mot évoque la douceur, et en grammaire, une liaison fautive en « z ».
Le velours est un tissu à poils ras qui caresse la main. Il peut être de soie, de coton ou synthétique. Faire patte de velours, c'est cacher ses griffes, comme le chat.
- Étoffe rase et douce au toucher. *Des rideaux de velours rouge.*
- Douceur, aspect moelleux. *Le velours d'une pêche, d'une voix.*
- En grammaire, liaison fautive en [z]. *« Quatre-z-amis » est un velours.*
Formes et composés
| Forme | Exemple | Remarque |
|---|---|---|
| Nom masculin | un velours | s final muet |
| Pluriel | des velours | invariable |
| Composé | velours côtelé | à côtes en relief |
| Adjectif | velouté, veloutée | doux comme du velours |
| Dérivé | un velouté | soupe onctueuse |
Exemples
- Un pantalon en velours côtelé.On dit aussi familièrement « velours à grosses côtes ».
- Avec cette avance, il joue sur du velours.Agir sans risque, avec la victoire presque assurée.
- Une main de fer dans un gant de velours.Autorité ferme sous des manières douces.
Velours et cuir : les deux liaisons fautives
- Velours : liaison fautive en [z], comme dans *quatre-z-enfants* ou *il va-z-à Paris*. Le son glisse, d'où le nom.
- Cuir : liaison fautive en [t], comme dans *il va-t-à la plage* ou *je suis-t-allé*. Le son claque.
- Pataquès : terme général pour une liaison erronée, d'après une anecdote du XVIIIe siècle : *ce n'est point-z-à moi... je ne sais pas-t-à qui est-ce*.
- Origine : *velours* remonte à l'ancien provençal *velos*, du latin *villosus*, « velu ».
Velours prend-il un « s » au singulier ?
Oui : *un velours*, comme *un cours* ou *un discours*.
Que veut dire « faire patte de velours » ?
Se montrer doux pour mieux cacher ses intentions, comme le chat qui rentre ses griffes. Voir aussi coton.