Vaccin : un mot né dans une étable
Un vaccin est une préparation qui, administrée à une personne ou un animal, entraîne son système immunitaire à reconnaître un agent infectieux pour le protéger d'une maladie.
Un vaccin apprend au corps à se défendre avant la rencontre avec le microbe. On le reçoit par injection, parfois par la bouche ou le nez. Le mot vient du latin *vacca*, « vache » : la première vaccination utilisait une maladie bovine.
- Préparation qui provoque une immunité contre une maladie. *Le vaccin contre la rougeole est donné aux jeunes enfants.*
- Injection de cette préparation. *J'ai fait mon vaccin hier, j'ai mal au bras.*
- Figuré : expérience qui protège d'une erreur future. *Cet échec lui a servi de vaccin.*
Famille du mot
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | un vaccin | nom masculin |
| Pluriel | des vaccins | régulier |
| Action | la vaccination | acte de vacciner |
| Verbe | vacciner | « se faire vacciner » |
| Adjectif | vaccinal | « couverture vaccinale » |
Exemples
- Le médecin recommande un rappel tous les dix ans.Le *rappel* renforce l'effet du premier vaccin.
- Mon carnet de vaccination est à jour.Document où l'on note les vaccins reçus.
- Après cette arnaque, je suis vacciné !Familier : je ne me ferai plus avoir.
De la vache à Pasteur
En 1796, le médecin anglais Edward Jenner remarque que les fermières ayant contracté la *vaccine*, maladie bénigne des vaches, ne tombent pas malades de la variole. Il inocule cette vaccine à un enfant et le protège. Près d'un siècle plus tard, Louis Pasteur généralise le mot *vaccin* à toutes les préparations immunisantes, en hommage à Jenner. La variole a été déclarée éradiquée en 1980.
Vaccin et vaccination, quelle différence ?
Le vaccin est le produit ; la vaccination est l'acte ou la campagne qui l'administre.
Pourquoi dit-on « être vacciné » au figuré ?
Parce qu'une mauvaise expérience protège, comme un vaccin, contre la tentation de recommencer.