Trafic ou trafique ? Circulation et commerce illégal
Le trafic désigne la circulation des véhicules, des trains ou des données sur un réseau ; c'est aussi un commerce illégal ou clandestin de marchandises.
Le trafic a deux visages. Le matin, c'est la file de voitures sur le périphérique, le flot d'avions au-dessus d'un aéroport ou l'affluence sur un site web. Le soir, aux informations, c'est un réseau démantelé par la police. Le même mot dit le mouvement le plus banal et le commerce le plus interdit.
- Circulation de véhicules. *Le trafic est dense sur l'A6.*
- Volume d'échanges sur un réseau. *Le trafic du site a doublé.*
- Commerce illicite. *Un trafic d'armes a été découvert.*
- Manœuvre douteuse (familier). *Qu'est-ce que c'est que ce trafic ?*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom masculin | un trafic | un trafic intense |
| Pluriel | des trafics | des trafics en tout genre |
| Verbe | trafiquer | trafiquer un moteur |
| Nom | trafiquant, trafiquante | un trafiquant de drogue |
| Adjectif | trafiqué, trafiquée | un compteur trafiqué |
Exemples
- Le trafic est perturbé sur la ligne B.Langue des transports en commun ; on dit aussi « la circulation ».
- Il a trafiqué les chiffres pour obtenir son prêt.Trafiquer : falsifier, bricoler de façon malhonnête ; familier.
- Au Québec, on entend souvent « être pris dans le trafic ».Usage québécois influencé par l'anglais ; en France on dit plutôt « les embouteillages » ou « les bouchons ».
Trafic, trafique : piège d'orthographe
Le nom s'écrit avec un *c* : *le trafic*. Le verbe, lui, prend *qu* à toutes ses formes : *il trafique*, *trafiquer*, *trafiquant*. Le mot vient de l'italien *traffico*, « commerce », au XIVe siècle ; le sens de circulation des véhicules n'est apparu qu'au XIXe siècle avec le chemin de fer.
Trafic ou traffic ?
En français, un seul f : *trafic*. *Traffic*, avec deux f, est l'orthographe anglaise.
Trafic signifie-t-il forcément quelque chose d'illégal ?
Non. *Trafic routier* ou *trafic aérien* sont neutres, comme la route elle-même ; seul le contexte (*trafic de*…) indique l'illégalité.