Pelle : l'outil, la quantité et quelques expressions familières
Une pelle est un outil formé d'une plaque plus ou moins creuse fixée à un manche, qui sert à creuser, ramasser ou déplacer de la terre, du sable ou de la neige.
La pelle est un outil d'une simplicité parfaite : une lame, un manche, de l'huile de coude. Au jardin, à la plage ou devant le garage après une chute de neige, elle reste indispensable. Quand on a quelque chose « à la pelle », c'est qu'on en a plus qu'il n'en faut.
- Outil pour creuser ou déplacer des matériaux. *Prends la pelle pour le sable.*
- Ustensile de forme proche. *Une pelle à tarte, une pelle à poussière.*
- Engin de chantier : pelle mécanique. *La pelleteuse creuse les fondations.*
- Familier : chute ou échec. *Il a ramassé une pelle en vélo.*
- Familier : baiser langoureux. *Rouler une pelle.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Nom féminin | une pelle | des pelles |
| Verbe | pelleter | il pellette (deux t) |
| Dérivé | pelletée | une pelletée de terre |
| Engin | pelleteuse | pelle mécanique |
| Personne | pelleteur | celui qui pellette |
Exemples
- Des touristes, il y en avait à la pelle.Familier : en grande quantité.
- Il a ramassé une pelle à son examen.Familier : échouer.
- Arrête de pelleter des nuages !Québec : rêver, faire des projets irréalistes.
D'où vient la pelle ?
Pelle vient du latin *pala*, qui désignait déjà l'outil du jardinier et la pelle à four du boulanger. Le même mot latin a donné *palette*. *Pelleter* double son *t* devant un *e* muet : *je pellette*, selon l'orthographe traditionnelle ; la réforme de 1990 admet aussi *je pellète*. Au Québec, *pelleter* est un geste d'hiver si courant qu'il a produit l'image des nuages qu'on pellette en vain.
Pelle ou bêche ?
La bêche a une lame plate et tranchante pour retourner la terre ; la pelle est creuse pour la déplacer.
« Rouler une pelle » est-il vulgaire ?
C'est familier, un peu cru, à réserver aux échanges détendus.