Soupe ou potage ? Une affaire de pain
La soupe est un aliment liquide ou épais, fait de légumes, de viande ou de poisson cuits dans un bouillon. Autrefois, le mot désignait la tranche de pain qu'on trempait dans ce bouillon.
Chaude en hiver, froide en été, la soupe se mange depuis toujours. On y met des légumes, des pâtes, du poisson. À l'origine, la soupe n'était pas le bouillon mais le pain qu'on y trempait : d'où « tremper la soupe ».
- Plat liquide à base de bouillon. *Une soupe à l'oignon gratinée.*
- Repas (familier, vieilli). *À la soupe, les enfants !*
- Neige fondue, mélange pâteux (figuré). *La piste était de la vraie soupe.*
- Musique fade, sans intérêt (péjoratif). *Cette radio passe de la soupe commerciale.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | la soupe | féminin |
| Pluriel | les soupes | |
| Verbe | souper | prendre le repas du soir |
| Récipient | soupière | grand bol à couvercle |
| Diminutif | soupette | petite soupe (familier) |
Exemples
- Il est soupe au lait : il s'emporte pour un rien.Expression : quelqu'un qui monte vite, comme du lait qui bout ; invariable.
- Nous sommes rentrés trempés comme une soupe.Familier : complètement mouillé.
- Un dessert ? Non merci, je suis plein de soupe.Québec, familier : « être plein de soupe », être gros ou prétentieux.
Soupe, potage, souper
- Origine : francique *suppa*, « tranche de pain trempée ». L'anglais *soup* vient du français.
- Potage : à l'origine, ce qui cuit dans le pot ; mot plus soigné, souvent mixé.
- Souper : le repas où l'on mangeait la soupe. En France, c'est un repas tardif ; en Belgique, en Suisse et au Québec, c'est le repas du soir, que les Français appellent dîner.
- Cracher dans la soupe : critiquer ce dont on profite.
Que veut dire « servir la soupe » ?
Flatter ou aider un puissant de façon complaisante ; au théâtre, jouer un petit rôle pour mettre la vedette en valeur.
Soupe ou potage, lequel est plus chic ?
Le potage, dans la langue des restaurants ; mais la soupe est le mot de tous les jours.