Neveu : le fils du frère ou de la sœur
Le neveu est le fils de son frère, de sa sœur, de son beau-frère ou de sa belle-sœur ; le féminin correspondant est nièce.
Dans l'arbre généalogique, le neveu est le fils d'un frère ou d'une sœur ; pour lui, on est l'oncle ou la tante, et sa sœur est notre nièce. Le népotisme, ce favoritisme qu'on reproche aux puissants, porte en lui le souvenir des neveux des papes. Le mot reste pourtant affectueux dans la vie de tous les jours.
- Fils du frère ou de la sœur. *Mon neveu entre au lycée cette année.*
- Par alliance. *Le fils de ma belle-sœur est aussi mon neveu.*
- Petit-neveu. *Le petit-fils de mon frère est mon petit-neveu.*
- Neveu à la mode de Bretagne. *Le fils d'un cousin germain, appellation plaisante.*
Formes
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom masculin | un neveu | mon neveu préféré |
| Pluriel | des neveux | trois neveux et une nièce |
| Féminin | une nièce | ma nièce aînée |
| Composé | un petit-neveu | des petits-neveux |
| Dérivé savant | népotisme | accusé de népotisme |
Exemples
- J'ai emmené mes neveux au zoo pendant les vacances.Pluriel en -x, comme *cheveux* ou *jeux*.
- Tu crois qu'il va pleuvoir ? — Un peu, mon neveu !Familier et vieilli : « et comment ! », réponse qui renforce une évidence.
- Elle est la tante de deux neveux jumeaux.Le mot ne change pas selon l'âge : un neveu adulte reste un neveu.
Neveu et népotisme
*Neveu* descend du latin *nepos, nepotis*, qui signifiait d'abord « petit-fils », puis « neveu ». À la Renaissance, certains papes confiaient des charges et des fortunes à leurs « neveux », parfois leurs propres fils déguisés ainsi. L'italien en a tiré *nepotismo*, devenu en français népotisme : le fait de favoriser sa famille dans l'attribution des postes.
Quel est le pluriel de neveu ?
*Neveux*, avec un x. Seuls quelques mots en -eu prennent un s, comme *pneus* et *bleus*.
Comment appelle-t-on le fils de mon neveu ?
C'est votre *petit-neveu* ; vous êtes son grand-oncle ou sa grand-tante.