La révolte : refuser et se soulever
Une révolte est un soulèvement contre une autorité établie ; c'est aussi le sentiment de refus et d'indignation face à une injustice.
La révolte commence par un refus. On dit non à un ordre, à une injustice, à une condition jugée insupportable. Toute révolution commence par une révolte, mais toute révolte ne devient pas révolution.
- Soulèvement collectif contre une autorité. *La révolte des canuts éclata à Lyon en 1831.*
- Refus d'obéir, rébellion individuelle. *L'adolescent est en pleine révolte contre ses parents.*
- Sentiment d'indignation. *Cette injustice m'inspire de la révolte.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | une révolte | nom féminin |
| Pluriel | des révoltes | s muet |
| Verbe | se révolter | forme pronominale |
| Adjectif | révoltant, révoltante | qui indigne |
| Personne | un révolté, une révoltée | participe substantivé |
Exemples
- Les paysans se révoltèrent contre l'impôt.Passé simple, registre historique.
- C'est révoltant de traiter les gens ainsi !Adjectif courant pour exprimer l'indignation.
- La révolte gronde dans les prisons.« La révolte gronde » : image journalistique classique.
Révolte ou révolution ?
- Révolte — soulèvement, souvent limité dans le temps et l'espace.
- Révolution — renversement profond et durable d'un ordre politique ou social.
- Émeute — explosion de violence de rue, brève et désordonnée.
- Mot célèbre — en 1789, à Louis XVI qui demande « C'est une révolte ? », le duc de La Rochefoucauld-Liancourt aurait répondu : « Non, Sire, c'est une révolution. »
Que veut dire « L'Homme révolté » ?
C'est un essai d'Albert Camus (1951) : selon lui, la révolte est le refus de l'absurde et de l'injustice, une façon d'affirmer des valeurs communes.
D'où vient le mot révolte ?
De l'italien *rivolta*, de *rivoltare*, « retourner ». Se révolter, c'est se retourner contre une autorité, poussé par la colère.