Espérer : attendre avec confiance, et choisir le bon mode
Espérer, c'est attendre quelque chose de favorable en ayant confiance que cela arrivera ; c'est aussi souhaiter, ou, plus faiblement, supposer.
On espère une bonne nouvelle, un beau temps, une réponse. Le verbe tient de l'espoir et du souhait. Celui qui espère regarde vers l'avenir avec le sourire, même quand rien n'est sûr.
- Attendre avec confiance. *Nous espérons votre visite.*
- Souhaiter. *J'espère que tu vas mieux.*
- Espérer en : faire confiance à. *Il espère en l'avenir.*
- Attendre (régional, Midi). *Espère-moi, j'arrive.*
Conjugaison
| Temps | Forme | Exemple |
|---|---|---|
| Infinitif | espérer | il faut espérer |
| Présent (il) | il espère | è devant syllabe muette |
| Présent (nous) | nous espérons | é devant syllabe sonore |
| Passé simple (il) | il espéra | il espéra longtemps |
| Participe passé / auxiliaire | espéré, avoir | j'ai espéré |
Exemples
- J'espère qu'il viendra.Affirmatif : *espérer que* + indicatif (futur le plus souvent).
- Je n'espère pas qu'il vienne.Négatif : le subjonctif devient possible.
- Espère un peu, je finis ma tasse.Sens « attendre » : usage régional du sud de la France, issu de l'occitan.
Indicatif ou subjonctif ?
Après *espérer que* à la forme affirmative, on emploie l'indicatif : *j'espère que tu réussiras*. Le subjonctif *réussisses* est une faute fréquente, influencée par *souhaiter que*. En revanche, à la forme négative ou interrogative, le doute permet le subjonctif : *espères-tu qu'il vienne ?* Le verbe vient du latin *sperare*, qui a aussi donné *désespérer* et *prospère* par un chemin différent.
Pourquoi « j'espère » prend-il un accent grave ?
Devant une syllabe finale muette, *é* devient *è* : *j'espère*, mais *nous espérons*. La réforme de 1990 étend cette règle au futur : *j'espèrerai*.
Espérer et souhaiter, quelle différence ?
*Souhaiter* exprime un désir ; *espérer* ajoute la confiance qu'il se réalise, comme dans un rêve qu'on croit possible.