Entrain : la bonne humeur qui donne envie d'agir
L'entrain est une gaieté vive et communicative, une énergie joyeuse qui pousse à agir avec plaisir.
L'entrain, c'est la bonne humeur qui se met en mouvement. Une fête sans entrain tombe à plat ; un travail fait avec entrain avance tout seul. L'entrain ne se commande pas, il se communique. Il mêle la joie et l'énergie.
- Gaieté vive et communicative. *Elle a mis de l'entrain dans la soirée.*
- Ardeur au travail. *Ils ont repeint la cuisine avec entrain.*
- Animation d'un lieu ou d'un moment. *Le marché manquait d'entrain ce matin.*
Formes et locutions
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom masculin | l'entrain | un entrain contagieux |
| Pluriel | (rare) | le mot s'emploie au singulier |
| Locution | avec entrain | chanter avec entrain |
| Locution | sans entrain | répondre sans entrain |
| Antonyme | l'apathie | une apathie générale |
En contexte
- Les enfants ont accueilli la nouvelle avec entrain.Registre neutre, très courant à l'écrit comme à l'oral.
- Il manque un peu d'entrain ces temps-ci.Peut signaler avec délicatesse une fatigue ou un découragement.
- Je suis en train de cuisiner.Ici, ce n'est pas *entrain* : la locution *en train de* s'écrit en deux mots.
Entrain ou en train ?
Les deux viennent de la même expression : *être en train*, c'est-à-dire « être en mouvement », comme un convoi lancé sur sa route. Au XVIIIe siècle, l'expression a donné un nom soudé, *l'entrain*, qui désigne l'élan joyeux. Aujourd'hui, la règle est simple : en train de (en deux mots) marque une action en cours, et entrain (en un mot) est un nom, toujours précédé d'un article ou de *avec*, *sans*, *plein d'*.
Comment ne plus se tromper ?
Si l'on peut remplacer par « énergie » ou « gaieté », on écrit *entrain* en un mot.
Entrain est-il masculin ?
Oui : *un bel entrain*, *l'entrain général*.