Serrer, lever ou brandir le poing : trois gestes, trois messages
Le poing est la main fermée, les doigts repliés contre la paume ; il sert à frapper, à saisir fermement ou à exprimer la colère, la détermination ou la solidarité.
Fermer la main, c'est former le poing, un geste qui change de sens selon le contexte : menace, colère, victoire ou salut militant. Brandir le poing ou le lever, ce n'est pas du tout le même message.
- Main fermée. *Il serrait les poings de rage.*
- Symbole de lutte ou de solidarité. *Les manifestants levaient le poing.*
- Force de frappe. *Un coup de poing en pleine figure.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom masculin | un poing | un poing serré |
| Pluriel | des poings | dormir à poings fermés |
| Dérivé | une poignée | une poignée de riz |
| Dérivé | un poignet | se tordre le poignet |
| Composé | coup-de-poing (adjectif) | une opération coup-de-poing |
En contexte
- Le bébé dort à poings fermés.Expression figée : dormir profondément.
- Il a tapé du poing sur la table.Au figuré : imposer son autorité.
- Ils étaient pieds et poings liés.Au figuré : privés de toute liberté d'action.
Poing ou point ?
*Poing* et *point* se prononcent de la même façon. Le *g* final de *poing*, muet, rappelle son origine latine *pugnus*, d'où viennent aussi *pugnace* et *pugilat*. Un moyen mnémotechnique : on dit un *coup de poing* pour la main, mais un *point de vue*, un *point final*. Le *g* réapparaît dans *poignée* et *poignet*.
Pourquoi dit-on « dormir à poings fermés » ?
Parce qu'un dormeur profond, comme un nourrisson, garde souvent les mains fermées. L'image est ancienne.
Le poing est-il utilisé en [boxe](/dictionary/boxe) seulement ?
Non : au karaté ou dans le salut amical « poing contre poing », il a aussi sa place.