Lecteur, lectrice : celui qui lit, ce qui lit
Un lecteur est une personne qui lit un texte, un livre ou un journal ; le mot désigne aussi un appareil qui lit des données ou des sons enregistrés.
Le lecteur est d'abord une personne penchée sur un livre. Puis le mot est passé aux machines : lecteur de disques, de cartes, de codes-barres. Un livre n'a qu'un auteur, mais il peut avoir des millions de lecteurs.
- Personne qui lit. *Ce roman a conquis ses lecteurs.*
- Personne qui lit à voix haute pour d'autres. *Le lecteur de l'office religieux.*
- Appareil de lecture. *Un lecteur de cartes bancaires.*
- Dans l'édition, personne qui évalue les manuscrits. *Elle est lectrice chez un grand éditeur.*
- À l'université, enseignant de sa langue maternelle à l'étranger. *Lecteur de français à Vienne.*
Formes
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Masculin | un lecteur | des lecteurs |
| Féminin | une lectrice | des lectrices |
| Action | la lecture | un livre de lecture |
| Ensemble | le lectorat | le lectorat d'un journal |
| Verbe | lire | lu, lisant |
Exemples
- Le courrier des lecteurs est publié le samedi.Lecteurs d'un journal ; pluriel collectif.
- Mon lecteur DVD ne reconnaît plus les disques.Sens technique, nom masculin.
- Cher lecteur, ne vous fiez pas au narrateur.Apostrophe littéraire au lecteur.
Un mot venu de l'Église
Le latin *lector* désignait celui qui lit les textes sacrés pendant la célébration. Le français a gardé ce sens religieux, puis l'a élargi à toute personne qui lit. L'idée de *lecteur* universitaire vient de la même tradition : celui qui « fait la lecture » à des étudiants. La famille compte aussi lecture et *lectorat*.
Quel est le féminin de lecteur ?
C'est *lectrice*, comme *acteur* et *actrice*.
Un lecteur est-il un faux ami avec l'anglais ?
Oui : l'anglais *lecturer* désigne un enseignant qui donne des cours magistraux, alors qu'en français un lecteur lit d'abord.