Gratter : frotter avec les ongles, et bien plus encore
Gratter, c'est frotter une surface avec quelque chose de dur ou d'ongles pour enlever, soulager une démangeaison ou produire un son ; familièrement, c'est aussi grappiller un petit avantage.
Gratter est un verbe à tout faire. On gratte une piqûre, une vieille peinture, une guitare ou un ticket de loterie. Ce qui gratte peut aussi bien soulager qu'irriter.
- Frotter la peau pour calmer une démangeaison. *Arrête de te gratter, ça va s'infecter.*
- Racler une surface pour l'enlever. *Il faut gratter la vieille peinture avant de repeindre.*
- Démanger, irriter. *Ce pull en laine gratte.*
- Familier : grappiller, gagner un peu. *Il a réussi à gratter dix euros sur le prix.*
- Jouer d'un instrument à cordes de façon simple. *Elle gratte sa guitare le soir.*
Conjugaison
| Temps | Forme | Remarque |
|---|---|---|
| Infinitif | gratter | 1er groupe |
| Présent (il) | il gratte | régulier |
| Passé simple | il gratta | usage écrit |
| Participe passé | gratté | variable |
| Auxiliaire | avoir | être à la forme pronominale |
Exemples
- Le chat gratte à la porte pour sortir.Emploi intransitif : « gratter à ».
- J'ai gratté un ticket et gagné deux euros.Jeux de grattage : « un jeu à gratter ».
- Il gratte encore au bureau à vingt heures.Argot : travailler, notamment en Belgique et dans l'usage familier en France.
Expressions
- Gratter les fonds de tiroir — rassembler ses dernières économies.
- Ça me gratte — ça me démange, au propre comme au figuré.
- Un gratte-ciel — immeuble très haut, calqué sur l'anglais *skyscraper*.
- Origine — du francique *kratton*, comme l'allemand *kratzen*.
Gratter ou se gratter ?
On gratte un objet, une surface ; on se gratte soi-même, souvent pour une démangeaison.
Pourquoi dit-on qu'un tissu gratte ?
Parce que ses fibres irritent la peau, comme un insecte qui piquerait. On dit aussi qu'il « pique ».