Défi : ce qu'on lance, ce qu'on relève
Un défi est une invitation provocante à se mesurer à quelqu'un ou à réussir quelque chose de difficile ; c'est aussi une tâche ardue, un obstacle qui met les capacités à l'épreuve.
Le défi commence souvent par trois mots : « Chiche que tu… ». Il peut être un jeu d'enfants, un combat d'honneur ou un enjeu de société. Un défi n'existe vraiment que si quelqu'un accepte de le relever.
- Provocation à se mesurer. *Il m'a lancé un défi aux échecs.*
- Tâche difficile. *Le climat est le grand défi du siècle.*
- Attitude de bravade. *Elle a souri par défi.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom masculin | un défi | un défi sportif |
| Pluriel | des défis | relever des défis |
| Verbe | défier | défier un adversaire |
| Verbe pronominal | se défier de | se défier des flatteurs |
| Nom | la défiance | une défiance tenace |
Exemples
- Défi relevé !*Relever un défi* : l'accepter et réussir ; formule de victoire.
- Je te mets au défi de te taire une heure.*Mettre quelqu'un au défi* : le provoquer à faire quelque chose.
- Les jeunes Québécois parlent aussi de « challenge ».Le français du Québec préfère pourtant *défi*, recommandé par l'Office québécois de la langue française.
De la foi au défi
*Défier* est formé sur l'ancien verbe *fier*, « confier », du latin populaire *fidare*, lié à *fides*, « foi ». Au Moyen Âge, *défier* quelqu'un, c'était lui retirer sa foi, rompre l'engagement de fidélité avant de lui faire la guerre. D'où deux branches : *défier* (provoquer) et *se défier* (ne pas faire confiance), qui a donné *défiance*. Le défi est donc, à l'origine, une déclaration de guerre.
Défi et pari, quelle différence ?
Le défi pousse à agir ; le pari mise sur un résultat incertain.
Faut-il dire « challenge » ou « défi » ?
En français soigné, *défi* ; *challenge* est un anglicisme courant en France, plus rare au Québec.