Cour, cours, court ou courre ? Le casse-tête des homophones
Une cour est un espace découvert entouré de bâtiments ; c'est aussi l'entourage d'un souverain et le nom de certaines juridictions, comme la cour d'appel.
La cour peut être celle d'une école, d'un château ou d'un palais de justice. Faire la cour à quelqu'un, c'est se comporter comme un courtisan devant le roi : l'expression vient tout droit de Versailles. Le mot partage sa prononciation avec trois autres, ce qui en fait un piège classique.
- Espace découvert entouré de murs. *Les enfants jouent dans la cour de récréation.*
- Entourage d'un roi. *Louis XIV a installé la cour à Versailles.*
- Juridiction. *La cour d'appel a confirmé le jugement.*
- Attentions amoureuses. *Il lui fait la cour depuis des mois.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | féminin | la cour |
| Pluriel | cours | les cours intérieures |
| Nom | courtisan | membre de la cour d'un roi |
| Verbe | courtiser | faire la cour |
| Adjectif | courtois | poli, comme à la cour |
Exemples
- La cour d'assises juge les crimes.Juridiction française avec jury populaire.
- Le chat dort dans la cour.Sens concret : espace extérieur clos.
- En Belgique, il est allé à la cour.Belgicisme familier : aux toilettes.
Quatre homophones à distinguer
- La cour : espace, entourage royal, tribunal — sans *s* ni *t*.
- Le cours : leçon, écoulement, valeur (*le cours d'eau, le cours de l'euro*).
- Court : adjectif (« pas long ») ou nom (*un court de tennis*).
- Courre : seulement dans *chasse à courre*.
- Cour vient du latin *cohors*, « enclos » : le *t* de *courtois* garde la trace d'une ancienne forme *court*.
Pourquoi « courtisan » a-t-il un t si cour n'en a pas ?
Parce que le mot s'écrivait autrefois *court* ; l'orthographe moderne a supprimé le *t*, mais pas dans les dérivés.
Écrit-on « cour de récréation » ou « cours de récréation » ?
*Cour de récréation* : c'est un espace, pas une leçon.