Boum : le bruit, la fête et l'essor
Boum est une onomatopée qui imite le bruit d'une explosion ou d'un choc ; au féminin, une boum est une fête dansante entre jeunes, et au masculin, un boum désigne un essor soudain.
Boum ! Le mot fait du bruit à lui seul. Mais il a aussi une vie plus sage : la boum, cette fête du samedi après-midi entre collégiens, avec slows et jus de fruits. Selon son genre, boum fait sauter un pétard ou danser une génération.
- Bruit d'explosion ou de choc (interjection). *Et boum, la porte a claqué !*
- Fête dansante entre jeunes (nom féminin). *Elle est invitée à une boum.*
- Essor brutal (nom masculin). *Le boum de l'immobilier.*
- Pleine activité (familier). *Le magasin est en plein boum avant Noël.*
Genres et formes
| Emploi | Forme | Exemple |
|---|---|---|
| Interjection | boum ! | boum, badaboum ! |
| Nom féminin | une boum | les boums des années 80 |
| Nom masculin | un boum | un boum démographique |
| Variante | boom | le baby-boom |
| Dérivé | badaboum | un grand badaboum |
Exemples
- Ma mère organisait des boums dans le garage.*Boum* au sens de fête : registre familier, un peu daté, popularisé par le film *La Boum* (1980).
- Boum ! Le ballon a éclaté.Onomatopée : expressive, surtout à l'oral et dans les récits pour enfants.
- Le pays a connu un boum économique après la guerre.Graphie francisée de l'anglais *boom* ; les deux s'écrivent.
Une onomatopée devenue nom
*Boum* est d'abord une imitation de son. Le nom féminin, apparu au milieu du XXe siècle, est l'abréviation de *surboum*, mot familier des années 1940-1950 formé sur *surprise-partie*. Le masculin, lui, imite l'anglais *boom*. Une même syllabe a ainsi produit trois mots aux genres différents. Au Québec, on parle plutôt de *party* pour une fête.
Dit-on un boum ou une boum ?
*Une boum* pour la fête, *un boum* pour l'essor (économique, démographique).
Le mot boum est-il encore utilisé ?
Oui, mais il sonne un peu années 1980 ; les jeunes parlent plutôt de *soirée*.