Barbe : des poils du menton à « la barbe ! »
La barbe est l'ensemble des poils qui poussent sur le menton, les joues et la lèvre supérieure de l'homme ; par extension, ce sont aussi les filaments de certains épis ou les poils de certains animaux.
La barbe se porte longue, courte ou de trois jours, et son retour en mode n'empêche pas les rasoirs de se vendre. Mais le mot vit aussi hors de la salle de bains : quand un Français soupire « la barbe ! », il ne parle pas de poils, il dit qu'il s'ennuie ferme.
- Poils du visage masculin. *Il s'est laissé pousser la barbe pendant les vacances.*
- Poils ou filaments comparables. *Les barbes de l'orge piquent les mollets.*
- Chose ennuyeuse (familier). *Quelle barbe, ce formulaire !*
- Barbe à papa. *Les enfants réclament de la barbe à papa à la fête foraine.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Nom féminin | une barbe | toujours féminin |
| Pluriel | des barbes | les barbes du blé |
| Adjectif | barbu, barbue | qui porte la barbe |
| Métier | un barbier | celui qui rase et taille |
| Adjectif familier | barbant, barbante | ennuyeux |
La barbe en phrases
- Il a répondu en riant dans sa barbe.Rire dans sa barbe : rire discrètement, en se moquant un peu.
- Ils ont filé à la barbe des gardiens.À la barbe de quelqu'un : sous ses yeux, sans qu'il puisse l'empêcher.
- Oh, la barbe, encore une réunion !Interjection familière, un peu vieillie mais toujours comprise.
Un mot venu du latin
*Barbe* vient directement du latin *barba*. La même racine a donné *barbier*, *barbu* et le verbe familier *barber*, « ennuyer », d'où *barbant*. Sur les anciens navires, la *sainte-barbe* était la soute à poudre, du nom de sainte Barbe, patronne des artilleurs et des pompiers.
Faut-il écrire « barbe à papa » avec des traits d'union ?
Non, l'usage courant l'écrit sans traits d'union : *de la barbe à papa*.
Une barbe de trois jours, c'est quoi ?
Une barbe courte, celle qui pousse quand on ne se rase pas pendant quelques jours, proche du poil dur qui pique.