Arnaque ou escroquerie ? Le mot familier de la tromperie
Une arnaque est une tromperie destinée à soutirer de l'argent ou un avantage ; le mot, familier, désigne aussi un produit ou un service qui ne vaut pas son prix.
Faux SMS de livraison, faux gagnant de loterie, faux conseiller bancaire : l'arnaque a changé d'outils mais pas de principe. Le mot est familier mais compris de tous. Dire « c'est une arnaque », c'est accuser quelqu'un d'avoir profité de votre confiance.
- Tromperie pour soutirer de l'argent. *Une arnaque au faux colis.*
- Produit ou prix abusif. *Dix euros le café, c'est une arnaque !*
- Mise en scène trompeuse. *Le concours était une arnaque.*
Famille du mot
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom féminin | une arnaque | une arnaque en ligne |
| Pluriel | des arnaques | se méfier des arnaques |
| Verbe | arnaquer | Il s'est fait arnaquer. |
| Personne | un arnaqueur, une arnaqueuse | un arnaqueur habile |
| Synonyme soutenu | une escroquerie | condamné pour escroquerie |
En contexte
- Ne clique pas sur ce lien, c'est une arnaque.Usage très courant pour les tentatives d'hameçonnage.
- Je me suis fait arnaquer sur un site de petites annonces.« Se faire arnaquer » : tournure passive familière.
- Ce forfait illimité, c'est de l'arnaque.Emploi sans article (« de l'arnaque ») au sens de « vol, prix abusif ».
Registre et synonymes
*Arnaque* et *arnaquer* viennent de l'argot du XIXe siècle ; l'origine exacte reste discutée. Le mot est familier : dans un texte juridique, on parle plutôt d'*escroquerie* ou de *fraude*. L'auteur d'une escroquerie est un *escroc*. Au Québec, on dit aussi *fraude* et, familièrement, *se faire avoir*. En Belgique comme en Suisse, *arnaque* est d'usage courant.
Arnaque est-il un mot vulgaire ?
Non, il est familier mais pas grossier ; on l'entend à la radio comme à la télévision.
Peut-on porter plainte pour arnaque ?
Oui, mais la plainte retiendra une qualification juridique comme escroquerie ou abus de confiance.