Abri : le refuge contre la pluie, le danger ou le besoin
Un abri est un lieu ou un dispositif qui protège des intempéries ou d'un danger ; « à l'abri de » signifie protégé de quelque chose.
Un abri peut être une cabane, un porche ou un bunker : ce qui compte, c'est la protection qu'il offre. Être « à l'abri du besoin », c'est avoir assez pour ne plus craindre le lendemain. Le mot côtoie refuge, plus lié à la montagne ou à la fuite.
- Lieu qui protège des intempéries. *Nous avons trouvé un abri sous un rocher.*
- Construction défensive. *La population est descendue dans les abris.*
- À l'abri de (locution). *Conservez ce produit à l'abri de la lumière.*
- Sans-abri (nom). *Les associations aident les sans-abri pendant l'hiver.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Genre | masculin | un abri de jardin |
| Pluriel | abris | des abris antiaériens |
| Verbe | abriter | abriter une famille |
| Composé | sans-abri (invariable) | des sans-abri |
| Composé | abribus | attendre sous l'abribus |
En contexte
- Mets-toi à l'abri, l'orage arrive !Registre courant ; « se mettre à l'abri » est très fréquent.
- Personne n'est à l'abri d'une erreur.Sens figuré : protégé contre un risque.
- Au Québec, on parle d'« abri d'auto » pour un auvent qui protège la voiture.Régionalisme québécois, équivalent du carport.
Abri, abriter et abribus
*Abri* est le déverbal d'*abrier*, ancien verbe qui signifiait « mettre à couvert » et dont l'origine latine (*apricare*, « exposer au soleil ») reste discutée. Le mot abribus, créé dans les années 1960, est à l'origine une marque déposée ; il est passé dans la langue courante. Sans-abri est invariable dans l'usage traditionnel : *des sans-abri*, même si *sans-abris* est admis par les rectifications de 1990.
Faut-il écrire « des sans-abri » ou « des sans-abris » ?
Les deux sont admis ; *des sans-abri* reste plus fréquent.
Abri ou refuge ?
L'abri protège ponctuellement ; le refuge accueille quelqu'un qui fuit ou un randonneur pour la nuit.