Répit : une pause bienvenue
Le répit est un arrêt momentané de quelque chose de pénible ou d'intense : une souffrance, un effort, une menace. C'est aussi le délai accordé avant une échéance.
Le répit arrive quand la difficulté s'interrompt un instant : la pluie cesse, la douleur se calme, le travail laisse souffler. C'est une pause qu'on n'a pas forcément choisie, mais qu'on accueille avec soulagement. Un répit n'est jamais la fin du problème, seulement une respiration avant la suite.
- Arrêt temporaire d'une chose pénible. *La fièvre lui a laissé un peu de répit.*
- Moment de repos. *Les soignants n'ont pas eu une minute de répit.*
- Délai accordé (sens juridique ou financier). *La banque lui a accordé un mois de répit.*
Formes et expressions
| Forme | Expression | Sens |
|---|---|---|
| Genre | masculin | un répit |
| Pluriel | répits | rare |
| Locution | sans répit | sans arrêt |
| Locution | laisser du répit | accorder une pause |
| Composé | séjour de répit | accueil pour soulager les aidants |
Exemples
- Les attaquants ont pressé sans répit pendant toute la seconde mi-temps.« Sans répit » : sans relâche, registre courant.
- Le cessez-le-feu n'a offert qu'un bref répit aux habitants.Langue journalistique ; voir aussi [trêve](/dictionary/treve).
- Le droit au répit permet aux proches aidants de souffler.Vocabulaire médico-social en France, en Belgique et au Québec.
Répit et respect : des jumeaux
- Répit vient du latin *respectus*, « regard en arrière, considération ».
- Ce même mot latin a donné respect par voie savante : les deux sont des doublets.
- Le sens de « délai » vient de l'idée d'avoir égard à quelqu'un, donc de lui accorder du temps.
- En ancien français, *respit* s'écrivait avec un s, devenu accent aigu : répit.
Faut-il un accent à répit ?
Oui, un accent aigu sur le e. L'accent remplace le s de l'ancienne forme *respit*.
Répit et trêve sont-ils synonymes ?
Proches, mais la trêve est un arrêt convenu des combats ; le répit est tout arrêt passager d'une difficulté.