Prise : un nom pour mille façons de prendre
La prise est l'action de prendre, de saisir ou de s'emparer de quelque chose. Le mot désigne aussi un objet qu'on saisit, comme la prise électrique ou une prise d'escalade.
Participe passé de *prendre* devenu nom, prise couvre presque tous les sens du verbe. On la branche au mur pour le courant, on la cherche au judo, on la redoute lorsqu'il s'agit d'une prise d'otages. « Lâcher prise », c'est cesser de vouloir tout contrôler — conseil favori des psychologues.
- Action de saisir, de s'emparer. *La prise de la Bastille.*
- Ce qu'on a pris (chasse, pêche, police). *Une belle prise : un brochet de dix kilos.*
- Dispositif de branchement. *Branche le chargeur sur la prise.*
- Point d'appui pour la main. *Le grimpeur cherche une prise.*
- Fait de durcir. *Un ciment à prise rapide.*
Formes
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Genre | féminin | une prise |
| Pluriel | prises | des prises de vue |
| Verbe source | prendre | il a pris, la prise |
| Composé | prise de sang | faire une prise de sang |
| Composé | prise de conscience | une prise de conscience collective |
En contexte
- Il est aux prises avec de gros problèmes.Être aux prises avec : lutter contre une difficulté.
- Cette réunion, quelle prise de tête !Familier : situation compliquée et énervante.
- Ne donne pas prise à la critique.Ne pas offrir d'occasion de te critiquer ; registre soutenu.
Prise électrique : les mots du quotidien
- Prise femelle : celle du mur.
- Prise mâle (ou fiche) : celle du câble.
- Multiprise : boîtier pour brancher plusieurs appareils.
- Au Québec, on dit aussi prise de courant ou familièrement plogue (de l'anglais *plug*).
« Prise d'otage » ou « prise d'otages » ?
Les deux graphies se rencontrent ; on écrit logiquement « prise d'otages » quand plusieurs personnes sont retenues, ce qui est le cas le plus fréquent.
D'où vient le mot prise ?
C'est le participe passé féminin de *prendre*, du latin *prehendere*, « saisir ».