Partie ou parti ? Le féminin qui fait toute la différence
Une partie est une portion d'un tout ; c'est aussi une manche de jeu, une personne engagée dans un contrat ou un procès, et un domaine de compétence.
Partie désigne ce qu'on obtient quand on divise un ensemble, mais aussi une rencontre de jeu ou un acteur d'un procès. Une partie de cartes et une partie du gâteau n'ont en commun que d'avoir un début et une fin. Le mot est le participe passé féminin de l'ancien verbe *partir*, « partager ».
- Portion d'un tout. *Une partie de la classe est absente.*
- Manche de jeu, de sport. *On fait une partie d'échecs ?*
- Personne engagée (droit). *Les deux parties ont signé.*
- Domaine, spécialité. *L'informatique, c'est sa partie.*
- Moment de divertissement. *Une partie de pêche.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Genre | féminin | une partie |
| Pluriel | parties | les parties communes |
| Adjectif | partiel, partielle | un résultat partiel |
| Adverbe | partiellement | partiellement couvert |
| Locution | en partie | pas entièrement |
Exemples
- Elle fait partie de l'équipe.*Faire partie de* : sans article, avec un **e** final.
- Ce n'est que partie remise.« Ce sera pour une autre fois » ; registre courant.
- Il s'est porté partie civile.Droit : la victime demande réparation au procès.
Partie, parti, part : ne pas confondre
- Une partie (féminin) : morceau d'un tout ou manche de jeu.
- Un parti (masculin) : groupe politique ou décision prise — *prendre parti*, *tirer parti de*.
- Une part : portion attribuée à quelqu'un — *une part de gâteau*, *de la part de*.
- Astuce : *prendre parti* (choisir un camp) n'a pas de e ; *faire partie* (appartenir) en a un.
Pourquoi écrit-on « faire partie » sans article ?
C'est une locution figée héritée de l'ancien français ; on dit *faire partie de*, jamais *faire une partie de* dans ce sens.
Que signifie « avoir affaire à forte partie » ?
Affronter un adversaire redoutable, capable de vous mettre en difficulté.