Honte : définition d'un sentiment très social
La honte est un sentiment pénible de gêne ou d'humiliation, éprouvé quand on se sent rabaissé ou fautif aux yeux des autres ou des siens.
La honte naît du regard des autres, réel ou imaginé. C'est l'opposé de la fierté : on se sent coupable de ce qu'on a fait, mais on a honte de ce qu'on est, ou de ce qu'on paraît être.
- Sentiment d'humiliation, de gêne. *Il rougit de honte.*
- Déshonneur. *Ce scandale a couvert la famille de honte.*
- Chose scandaleuse. *C'est une honte de gaspiller autant !*
- Fausse honte : gêne mal placée. *Pas de fausse honte, demande de l'aide.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Genre | féminin | une honte |
| Pluriel | hontes | des hontes passées |
| Adjectif | honteux / honteuse | un secret honteux |
| Adverbe | honteusement | honteusement exploité |
| Contraire | éhonté | un mensonge éhonté |
En contexte
- J'ai honte d'être arrivé si tard.« Avoir honte de » + infinitif ou nom ; pas d'article devant « honte ».
- La honte !Exclamation familière chez les jeunes, souvent pour une gêne passagère.
- Toute honte bue, il est revenu demander de l'argent.Soutenu : sans plus aucune pudeur.
Un « h » qui ne s'élide pas
Honte vient du francique *haunitha*, « mépris, outrage ». Comme beaucoup de mots d'origine germanique, il commence par un h aspiré : on dit *la honte* et non « l'honte », et on ne fait pas la liaison (*des hontes*, sans [z]). Même chose pour *honteux*. À l'inverse, *honneur*, venu du latin, a un h muet : *l'honneur*.
Quelle différence entre honte et culpabilité ?
La culpabilité porte sur un acte (« j'ai mal agi »), la honte sur l'image de soi (« je suis indigne »). Les deux se mêlent souvent dans l'usage courant.
Peut-on dire « c'est la honte » ?
Oui, à l'oral familier. À l'écrit soutenu, on préférera « c'est honteux » ou « quelle honte ».