Flanc : le côté du corps, de la montagne et de l'armée
Le flanc est la partie latérale du corps, entre les côtes et la hanche. Par extension, c'est le côté d'une chose : flanc d'une montagne, d'un navire ou d'une armée.
Le flanc est une zone exposée : c'est par là qu'on attaque une armée et par là qu'on frappe un adversaire. Prêter le flanc, c'est montrer l'endroit précis où l'on peut être touché. Le mot désigne aussi, plus paisiblement, le côté d'une colline.
- Côté du corps entre côtes et hanche. *Il s'est couché sur le flanc.*
- Côté d'une chose. *Un village accroché au flanc de la montagne.*
- Aile d'une armée. *L'ennemi attaqua sur le flanc gauche.*
- Littéraire, ventre maternel. *L'enfant qu'elle porte en son flanc.*
Formes et dérivés
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | un flanc | nom masculin |
| Pluriel | des flancs | le c final est muet |
| Verbe | flanquer | être placé à côté ; aussi « donner » |
| Locution | à flanc de | « à flanc de coteau » |
| Nom composé | tire-au-flanc | paresseux |
Exemples
- Après ce match, je suis sur le flanc.Familier : épuisé.
- Son discours prête le flanc à la critique.Donner prise, s'exposer.
- Ce tire-au-flanc évite toutes les corvées.Familier, origine militaire.
Expressions et origine
- Être sur le flanc : très fatigué, ou malade et alité.
- Prêter le flanc à : s'exposer à une attaque ou à un reproche.
- Tirer au flanc : se soustraire au travail, d'abord dans l'armée.
- Se battre les flancs : se donner beaucoup de mal, souvent pour rien.
- Étymologie : du francique *hlanka*, « hanche, côté ».
Flanc et flan, quelle différence ?
Le flanc (avec c) est un côté ; le flan (sans c) est un dessert. On dit d'ailleurs « c'est du flan » pour « c'est faux ».
Pourquoi « flanquer » veut-il dire donner ?
Par glissement familier : flanquer une gifle, c'est la lancer de côté, brutalement.