Fée : la petite déesse du destin devenue héroïne des contes
Une fée est un être imaginaire féminin doté de pouvoirs magiques, souvent bienveillant, qui intervient dans la vie des humains ; au figuré, une femme d'une grande habileté.
La fée apparaît au berceau des princesses pour leur offrir des dons, ou parfois une malédiction. Avec sa baguette, elle transforme une citrouille en carrosse. Avant d'être une gentille marraine, la fée était une maîtresse du destin.
- Être magique des contes. *La fée Carabosse jette un sort.*
- Femme habile (figuré). *Elle a des doigts de fée.*
- Femme au foyer exemplaire (vieilli, souvent ironique). *Une vraie fée du logis.*
- Absinthe (surnom). *La fée verte.*
Formes et famille
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom féminin | une fée | une bonne fée |
| Pluriel | des fées | un conte de fées |
| Nom dérivé | féerie | une féerie de lumières |
| Adjectif | féerique | un paysage féerique |
| Proche | enchanteresse | une voix enchanteresse |
Exemples en contexte
- Sa grand-mère avait des doigts de fée pour la couture.Éloge d'une grande habileté manuelle.
- Ils vivent un véritable conte de fées.Situation idéale, heureuse comme dans un conte.
- Dufy a peint *La Fée Électricité* pour l'Exposition de 1937.Allégorie : la fée symbolise une force merveilleuse.
Des fées filles du destin
*Fée* vient du latin populaire *fata*, issu de *fatum*, « destin ». Les *Fata* étaient les divinités qui fixaient le sort de chaque nouveau-né, comme les Parques. C'est pourquoi les fées des contes de Perrault, dans *La Belle au bois dormant*, se penchent sur le berceau pour décider de l'avenir de l'enfant. La même racine a donné *fatal* et *fatalité*. La magie des fées est donc d'abord celle du sort.
Fée et [sorcière](/dictionary/sorcier), quelle différence ?
Dans les contes, la fée est le plus souvent bienveillante et la sorcière malfaisante, mais certaines fées, comme Carabosse, jettent aussi des sorts.
Pourquoi l'absinthe est-elle la « fée verte » ?
À cause de sa couleur et de la réputation de visions qu'on lui prêtait au XIXe siècle ; elle fut interdite en France de 1915 à 2011.