Être à l'aise ou mal à l'aise : que veut dire « aise » ?
Aise, nom féminin, désigne un état de bien-être, de contentement ; il s'emploie surtout dans des locutions comme « à l'aise », « mal à l'aise » ou « en prendre à son aise ».
Le mot aise se rencontre rarement seul : il vit surtout dans des expressions figées. On peut être « à l'aise », « mal à l'aise » ou « bien aise », mais jamais simplement « dans l'aise ».
- Bien-être, commodité (dans des locutions). *Mets-toi à l'aise, enlève ta veste.*
- Contentement, joie. *Il ne se sent plus d'aise.*
- (Au pluriel) Confort matériel. *Il aime ses aises.*
- (Adjectif, littéraire) Content. *Je suis bien aise de vous voir.*
Locutions et dérivés
| Forme | Mot | Sens |
|---|---|---|
| Locution | à l'aise | détendu ; financièrement à l'abri |
| Locution | mal à l'aise | gêné |
| Locution | à votre aise | comme vous voulez |
| Adjectif | aisé, aisée | facile ; riche |
| Nom | aisance | facilité ; richesse |
Exemples d'emploi
- Je suis mal à l'aise devant un public.Locution très courante ; s'oppose à « à l'aise ».
- Il prend toujours ses aises dans le canapé.« Prendre ses aises » : s'installer confortablement, voire trop.
- Tu en parles à ton aise !Reproche : tu parles sans connaître la difficulté.
Origine et famille
Aise vient du latin *adjacens*, « situé auprès, voisin », participe de *adjacere*. L'idée de proximité a glissé vers celle de commodité : ce qui est à portée de main est pratique. De là viennent *aisé* (facile, puis fortuné), *aisance* et l'adverbe *aisément*. Les anciens « lieux d'aisances » sont des toilettes. Le mot s'oppose au malaise, formé de *mal* + *aise*, et se rapproche du confort.
Faut-il écrire « à l'aise » ou « à l'aisé » ?
On écrit « à l'aise » ; « aisé » est un adjectif distinct qui signifie facile ou riche.
« Bien aise » est-il correct ?
Oui, mais c'est littéraire ou un peu désuet : « Je suis bien aise que vous soyez venu. » Dans la conversation, on dirait « content ».