Sou : l'ancienne pièce qui vit encore dans nos expressions
Le sou est une ancienne monnaie française valant un vingtième de livre puis cinq centimes ; aujourd'hui, le mot désigne surtout l'argent en général, souvent en petite quantité.
Le sou a disparu des porte-monnaie depuis longtemps, mais il reste dans la langue de tous les jours. On dit encore qu'on n'a « pas un sou » ou qu'on compte ses sous. Une pièce qui ne circule plus depuis plus d'un siècle continue de payer nos expressions.
- Ancienne monnaie. *Un sou valait cinq centimes de franc.*
- Argent, au pluriel. *Il a mis ses sous de côté.*
- Très petite somme. *Ça ne vaut pas un sou.*
- Cent (Québec, familier). *Une pièce d'un sou noir.*
Formes et expressions
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom masculin | un sou | un sou percé |
| Pluriel | des sous | des sous de poche |
| Composé | machine à sous | jouer aux machines à sous |
| Locution | sou à sou | économiser sou à sou |
| Proche | centime | dix centimes |
Exemples en contexte
- Il est près de ses sous.Familier : avare, qui dépense peu.
- Elle est propre comme un sou neuf.Comparaison : parfaitement propre, comme une pièce qui brille.
- Au Québec, on dit encore « une cenne » ou « un sou » pour un cent.Usage régional pour la pièce d'un cent canadien.
Une monnaie d'empereur
Le mot vient du latin *solidus*, « solide », nom d'une pièce d'or créée par l'empereur Constantin au IVe siècle. En passant par l'ancien français *sol*, il a perdu de sa valeur au fil des siècles jusqu'à devenir une petite pièce de cuivre. Le même *solidus* a donné le mot *solde* et, par l'italien, *soldat* : celui qui touche une solde. À ne pas confondre avec *sous* (préposition) ni avec *soûl* (ivre), qui se prononcent pareil.
Pourquoi dit-on « sou » pour l'[argent](/dictionary/argent) ?
Parce que le sou fut longtemps la pièce de la vie quotidienne ; le mot est resté comme synonyme familier de l'argent.
Combien valait un sou ?
À la fin du système des livres, un vingtième de livre ; après 1795, cinq centimes de franc.