Halte : un ordre bref et une pause en chemin
Halte désigne un arrêt pendant une marche ou un voyage, ainsi que le lieu où l'on s'arrête ; employé seul, « Halte ! » est un ordre pour faire stopper quelqu'un.
Le mot halte sonne comme un ordre de sentinelle, et c'est bien ainsi qu'il est entré en français. Mais il dit aussi la douceur d'une pause au bord du chemin. Une halte, c'est un arrêt que l'on choisit, pas une panne que l'on subit.
- Arrêt pendant une marche ou un trajet. *Les randonneurs font une halte près de la source.*
- Lieu où l'on s'arrête. *Cette auberge était une halte pour les voyageurs.*
- Petit point d'arrêt ferroviaire sans gare. *Le train ne s'arrête à cette halte qu'à la demande.*
- Interjection : ordre d'arrêter. *Halte ! Qui va là ?*
Formes et composés
| Forme | Mot | Exemple |
|---|---|---|
| Nom féminin | une halte | une courte halte |
| Pluriel | des haltes | plusieurs haltes |
| Interjection | halte ! halte-là ! | halte-là, pas un pas de plus |
| Composé | halte-garderie | une halte-garderie municipale |
| Locution | dire halte à | dire halte au gaspillage |
En contexte
- Nous ferons halte à Lyon pour la nuit.« Faire halte » : tour soutenu, synonyme de s'arrêter.
- La petite halte de campagne n'a ni guichet ni personnel.Vocabulaire ferroviaire : distincte d'une [gare](/dictionary/gare).
- Halte au feu !Ordre militaire ou formule de slogan.
Origine et prononciation
*Halte* vient de l'allemand *Halt*, « arrêt », du verbe *halten*, « tenir, s'arrêter ». Le mot est arrivé au XVIe siècle par le vocabulaire militaire. Son *h* est aspiré : on dit *la halte* et non « l'halte », et l'on ne fait pas de liaison dans *des haltes*. On le distingue de *halde*, tas de déblais près d'une mine.
Pourquoi n'écrit-on pas « l'halte » ?
Parce que le *h* de *halte* est aspiré, comme dans *la honte* ou *le héros* : il empêche l'élision et la liaison.
Qu'est-ce qu'une halte-garderie ?
Un lieu qui accueille ponctuellement de jeunes enfants, quelques heures, à la différence de la crèche.