Chute : tomber, baisser et finir une histoire
Une chute est le fait de tomber, de perdre l'équilibre ou de descendre brutalement. Le mot désigne aussi une baisse, un effondrement politique et la fin surprenante d'un récit.
Une chute peut être physique, financière, politique ou littéraire. On fait une chute dans l'escalier, on observe une chute des prix, on attend la chute d'une histoire drôle. Dans un bon récit, la chute est la dernière marche : celle qu'on ne voit pas venir.
- Fait de tomber. *Il s'est cassé le bras dans sa chute.*
- Masse d'eau qui tombe, grande cascade. *Les chutes du Niagara.*
- Baisse brutale. *Une forte baisse des températures, une chute des ventes.*
- Effondrement, renversement. *La chute de l'Empire romain.*
- Fin inattendue d'un texte. *La chute de la nouvelle est géniale.*
Formes et mots liés
| Forme | Mot | Remarque |
|---|---|---|
| Genre | la chute | féminin |
| Pluriel | les chutes | |
| Verbe | chuter | il chute, il chuta, chuté (auxiliaire avoir) |
| Composé | parachute | qui protège de la chute |
| Expression | chute libre | sans freinage |
Exemples
- Attention aux chutes de pierres sur cette route.Panneau routier : danger de pierres qui tombent.
- Le cours de la bourse est en chute libre.Figuré : baisse rapide et continue.
- On a visité la chute Montmorency près de Québec.Au Québec, on dit souvent « chute » pour une cascade importante.
La chute dans la Bible et la littérature
Dans la tradition chrétienne, la Chute (avec majuscule) désigne la faute d'Adam et Ève et leur expulsion du paradis. Albert Camus en a fait le titre d'un récit, *La Chute* (1956). Le mot vient de l'ancien participe *cheüte*, féminin de *cheü*, du verbe *cheoir*, « tomber », qui a donné aussi *échoir* et *déchu*.
Chute et [échec](/dictionary/echec), est-ce pareil ?
Pas tout à fait : l'échec est un résultat raté ; la chute suppose qu'on était en haut avant.
Peut-on dire « chuter » ?
Oui. Longtemps jugé familier, « chuter » est admis aujourd'hui, surtout pour les chiffres : les ventes ont chuté.