Fourré : buisson épais ou gâteau garni ?
Un fourré est un massif épais de buissons et d'arbustes ; comme adjectif, fourré signifie garni à l'intérieur (bonbon, gâteau) ou doublé de fourrure.
Le lapin disparaît dans un fourré, le goûter sort un biscuit fourré au chocolat : le même mot sert à la nature et à la pâtisserie. Un coup fourré n'a rien de gourmand : c'est une manœuvre traîtresse.
- Massif épais de buissons (nom). *Le chevreuil s'est caché dans les fourrés.*
- Garni à l'intérieur (adjectif). *Des bonbons fourrés à la fraise.*
- Doublé de fourrure ou de tissu chaud. *Des gants fourrés pour l'hiver.*
- Coup fourré : traîtrise, piège. *Méfie-toi, il prépare un coup fourré.*
Formes
| Forme | Exemple | Remarque |
|---|---|---|
| Nom masculin | un fourré | massif de buissons |
| Pluriel nom | des fourrés | souvent au pluriel |
| Adjectif féminin | fourrée | une crêpe fourrée |
| Adjectif pluriel | fourrés, fourrées | accord |
| Verbe | fourrer | garnir, mettre dedans |
Exemples
- Ils ont trouvé le ballon au fond d'un fourré.Nom, sens naturel.
- Ces biscuits fourrés sont trop sucrés.Adjectif, vocabulaire alimentaire.
- Il est toujours fourré chez ses voisins.Familier : il y est sans cesse.
De l'escrime à la trahison
Le coup fourré vient de l'escrime : c'était un coup porté en même temps par les deux adversaires, chacun touchant l'autre. L'expression a glissé vers le sens d'attaque sournoise. Le nom *fourré* (buissons) et l'adjectif viennent du même verbe *fourrer*, qui a d'abord signifié « garnir d'un fourreau, doubler ». Un fourré est en somme un endroit bourré de branches, plus dense qu'un simple buisson.
Fourré prend-il un accent ?
Oui : fourré avec é final, comme le participe de *fourrer*.
Fourrer est-il familier ?
Au sens de « mettre n'importe comment » (*fourrer ses mains dans ses poches*), oui.